Voilà Nathalia et Sophie, de jeunes volontaires...
Vendeur de jus de fruits fraîchement pressés...
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Voilà Nathalia et Sophie, de jeunes volontaires...
Vendeur de jus de fruits fraîchement pressés...
Ca y est, je suis devenue une professionnelle des batiks, je mange avec mes mains même pas lavées (qui a dit que j'étais maniaque? Ben: Pas moi voyons), je rote comme une vraie indienne, je sais dire oiseau, fleur, mari et femme en hindi ainsi que plein d'autres mots tous aussi essentiels, j'ai acheté de magnifiques kurtas qui me donnent l'air un peu moins touriste, j'ai esquivé aujourd'hui le bowling et le mac donald's proposés avec insistance par les autres volontaires occidentales... Je crois que je commence à me fondre dans la masse et à trouver ma petite place !!!
Voilà une photo de la belle Vishayshree, ma collocataire... Elle est volontaire pour un an a l'Institut et a une tonne de responsabilités, pas comme moi quoi!
Me voila arrivée!
Je n'ai que 5 minutes restantes d'Internet et pas de clavier français pour bien écrire, mais je souhaitais quand même vous raconter brièvement mes premiers pas...
Voila quelques photos en vrac, ma chambre, la salle de bain ( toilette turc et seau d'eau froide, mmmh...Ca me rappelle tendrement l'Afrique!), quelques jeunes filles de l'ONG et amies volontaires...
Je commence doucement à me mettre au travail, pour le moment je fais des choses tres concrètes, photos pour illustrer un manuel de couture, confection de batiks, traduction d'un petit livre en anglais...
J'ai hâte de découvrir l'Inde car je vis 24/7 à l'Institut, dans un univers exclusivement féminin [Note de le Ben: Ce qui est (très) très bien!]...
Bon les photos ne viennent pas, connexion trop limitée, tant pis ça sera pour la prochaine fois!
A bientôt chers amis!
Bien arrivée à Indore,
Après avoir enchaîné les heures de vol et d’aéroport…
Heureusement, tous les visages accueillants autour de moi me donnent du courage.
Mon premier contact, à l’aéroport international de Bombay, était un businessman d’origine indienne vivant au Koweït ; la seconde, un polonais d’une quarantaine d’année, professeur de relations internationales à l’université internationale d’Ankara, nous passons quelques heures d’attente ensemble…
Viennent ensuite les 13 autres heures d’attente, interminables, avant mon dernier vol Bombay-Indore. J’arrive à Indore complètement comateuse mais motivée.
Les visages souriants et ouverts autour de moi me donnent du courage.
Je trouve mon taximan, il me dépose à l’ONG après de trépidantes acrobaties entre les camions, auto rickshaws, vaches, vélo et mobylettes : Je viens de découvrir le trafic indien…
Nous sommes en pleine nuit mais les routes sont très animées, il y a de la musique, des feux d’artifices… Un peu surprise, mais j’apprend le lendemain que les horoscopes conseillent de se marier en ce moment et qu’il y a donc des foules de mariage un peu partout dans la ville…
Le taxi me dépose royalement devant l’ONG, Janak, la directrice vient brièvement m’accueillir, suivie de Vishayshree, la jeune femme dont je vais partager la chambre pendant mes 4 mois ici…
Je discute un peu avec ma chère colloque, une fille adorable. Elle vient de terminer ses études de journalisme et est volontaire ici pour un an, en tant que coordinatrice des programmes de formation, elle donne aussi de nombreux cours aux jeunes filles stagiaires dont de la couture..
Je tombe de fatigue, me lave rapidement à l’aide du seau d’eau froide et du petit bol en plastique, alors que des vieux souvenirs du Cameroun et du Tchad refont surface…
La seule différence et peut-être le froid ici, c’est dur à croire mais il fait vraiment froid pour le moment… Je ne m’y attendais pas et n’ai pris qu’un petit pull, je me couche donc toute frissonnante.
Le lendemain, levée à 7 heures avec tout le monde. Les 78 jeunes stagiaires à l’Institut - qui viennent de différents villages dans un diamètre de 200 km autour de l’ONG - s’agitent déjà un peu partout : certaines cultivent et entretiennent les champs et jardins, d’autres font le ménage, d’autre trient le riz, d’autres encore confectionnent de petits bracelets…
Nous mangeons vers 9h sur le toit, du riz aux épices et du thé.
Je suis très impressionnée par la cuisine faite entièrement à l’énergie solaire à l’aide de gros panneaux capteurs incurvés, qui chauffent des sortes de petits fours en fer ! Cela permet de cuisiner trois fois par jour pour un peu plus de 100 personnes ! Ces fours solaires sont confectionnés à l’ONG même, j’espère avoir le temps d’apprendre comment réaliser cela…
De 10h à 1h commence le travail de bureau, je ne sais toujours pas exactement que sera mon projet et cela m’inquiète un peu, j’aime être occupé pour ne pas penser à toutes les personnes chères à mon cœur qui me manquent tant !
Je propose mon aide à Vicky, une volontaire canadienne d’une soixantaine d’année qui me semble complètement débordée. Elle doit réaliser pour dans deux jours l’ensemble des illustrations pour un manuel de couture, au moyen de son appareil super perfectionné, le manuel sera publié à la fin de la semaine. Nous prenons de nombreuses photos, non sans avoir démonté différentes machines à coudre, nous poursuivons cela demain. La prof de couture, Nurî, nous aide mais elle ne comprend pas tout le temps l’anglais, moi-même je m’y perd un peu dans tous les termes de couture en anglais !
Au cours de l’après-midi nous faisons le point sur ce qu’il reste à faire, avec le stress de la deadline, la tension monte un peu entre Vicky et Janak… Pas facile de communiquer parfois, ce n’est pas la barrière de la langue cette fois car toutes les deux ont un anglais parfait, plutôt des différences de caractères, quelques préjugés culturels peut-être aussi. Il faut dire que la directrice de l’ONG a un caractère bien trempé, elle est très franche, un peu cassante parfois ! Elle a l’air de quelqu’un de très dynamique, très efficace mais aussi très exigeante !
J’ai vraiment hâte d’avoir un projet auquel m’atteler, cela m’aidera à faire abstraction du reste…
J’ai également hâte de pouvoir communiquer avec les jeunes stagiaires, elles sont souriantes et viennent vers moi mais malheureusement, la conversation s’arrête vite, elle ne parle pas anglais et moi je commence juste à me familiariser avec l’hindi…
-- Je déchante ! -- Je ne sais comment décrire mon sentiment de déception, laissez-moi vous expliquer : Il n'est jamais facile de bien communiquer par e-mail, ça se sait, surtout entre pays interposés et lorsque des réponses se font dangereusement attendre... J'ai donc appellé aujourd'hui l'ONG qui doit m'accueillir en Inde, pour finaliser les choses avec la responsable. Et là : Surprise! La personne qui décroche le téléphone me dit qu'elle n'attend aucun volontaire de France, mon nom ne lui dit rien du tout, elle ne se souvient pas avoir reçu de confirmation de ma part pour le stage, etc. Bref, sur le coup je ne savais plus quoi dire ! J'ai essayé le rire afin de détendre l'atmosphère mais bon, pas très efficace... Je lui ai renvoyé les e-mails que nous avions échangé, afin de lui remémorer un peu la situation, ses fameux "You are most welcome to Barli Institute !". J'espère que ça va marcher, de toute façon j'ai déjà acheté mon billet et je suis assez vaccinée pour affronter tous les microbes du monde... Je partirai donc quoi qu'il en soit ! J'avoue que je suis assez embêtée, je pars dans 6 jours, j'ai refusé plusieurs autres offres de stage moins aventureuses pour celle-ci, je me faisais une joie à l'idée du projet qui m'attendait... Et puis j'ai un sacré périple devant moi : Départ de Paris le 15 au matin, atterrissage à Bombay le 16 à 4 heures du mat' (heure locale), traverser la ville que je ne connais pas, trouver la gare centrale et un billet de train de nuit Mumbai - Indore, arrivée à Indore le 17, hopefully entière avec tous mes sacs... J'espère donc être attendue à mon arrivée ! Suite plus optimiste dans le prochain épisode !
Je rêve depuis l'adolescence de voyager en Inde, de découvrir ses milliers d'odeurs et de couleurs, ses paysages sans pareil et ses fêtes religieuses grandioses, de rencontrer la diversité de ses habitants et (pourquoi pas
) ses stars de Bollywood beaux comme des dieux !
Bon, ma route a croisé d'autres pays entre temps et j'ai (un peu) mûri au fil des expériences, mais mon désir est toujours intact. Je m'apprête à présent à partir pour un stage d'environ 5 mois dans une petite ville (comparativement à l'Inde bien sûr) : Indore, dans la province du Madhya Pradesh...
L'ONG qui m'accueille s'appelle "Barli Vocational Institute for Rural Women". elle a été fondée en 1985 (en même temps que j'étais moi-même fondée par mes parents, c'est fou non?) dans le but de promouvoir le statut des femmes d'origine rurale et tribale, vivant dans de petites communautés, dans un diamètre de 200 km autour d'Indore.
Petit à petit, l'organisation a grandi et ses projets ont pris plus d'envergure: pendant les premières années, la priorité était accordée au développement d'artisanats simples et rentables (production de petits matelas, de batons d'encens, de bougies, de bâtons de craie, etc.), puis l'Institut a pu développer un curriculum général de formation, visant à enseigner aux femmes les savoirs et aptitudes dont elles ont besoin pour améliorer leurs vies et les vies de leurs familles et communautés.
Enfin, j'en saurai plus dans quelques jours, une fois sur place!
Juste un mot pour terminer : "Barli" signifie littéralement le pilier central qui soutient la maison tribale dans cette région, et l'Institut croit justement que les femmes sont le pilier central des sociétés.

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