Mercredi 14 février 2007
  1.  

Voila une autre "experience" a marquer d'une croix blanche... mon premier enterrement en Inde.

Tout s'est passe tres vite, je prenais mon ptit dejeuner sur le toit il y a quelques jours et une membre du saff vient me signaler discretement que la ceremonie funeraire est a 10h, soit dans 5 minutes, au centre baha'i. Elle ne me dit pas qui est decede et je commence a flipper et a esperer que ce ne soit pas une des merveilleuses personens que j'ai rencontrees jusque la, c'est idiot mais tres humain comme reflexe, non ?

Je descend illico du toit, saisit mon livre de priere et file au centre baha'i qui est a deux pas de l'ONG.

Changement brutal d'atmosphere, je passe de la joie et de la legerete matinale de l'Institut a la tristesse profonde d'une femme qui vient de perdre brutalement son mari. Toute la famille pleure a chaudes larmes, le corps est transporte a l'interieur du centre baha'i, recouvert de roses...

j'essaye de savoir avec tact qui est decede et tout le monde me repond que ca n'a aucune importance, le defunt est comme notre frere, que nous le connaissions ou non... Nous nous rassemblons tous au centre de la piece et chacun, spontanement, entonne de belles prieres chantees... Je realise qu'il ya des croyants de differentes religions dans la salle : Hindous, musulmans, baha'is, chretiens...

Tous se pressent, assis a meme le sol, autour du cercueil du defunt et chantent avec tout leur coeur... Pendant ces trois qurt d'heure hautement spirituel, la tristesse semble se diciper et le reconfort gagner l'ame de la famille en deuil...

Malheureusement, ient alors le moment d'aller enterrer le corps, ce qui est rre en Inde. Ici, les croyants de la religion baha'ie ont acheter un bout de terre pour constituer un cimetierre baha'i. C'est en effet un principe de cette religion de respecter le corps apres la mort physique, car il est le receptacle de 'ame pendant cette vie terrestre... Pas d'incineration donc, contrairement a l'habitude des hindous...

C'est la que je choisis de m'eclipser de la ceremonie... Je suis tres emue et prefere m'isoler un peu. C'est un melange de joie et de tristesse. Je partage la tristesse d'uen famille que je ne connais pas et je ressens une joie immense a voir ces croyants de diverses religions si proches...

Cela m'evoque immediatement une citation de Baha'u'llah, qui decrit la mort comme une "messagere de joie"...

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Dimanche 11 février 2007

 

Depuis deux ou trois jours, l'Institut est en pleine effervescence. En effet, nous sommes arrives a la fin des premiers trois mois de formation (qui dure six mois au total), et c'est donc le moment de la traditionnelle visite des parents.

Les familles viennent de leur villages isoles, un voyage de plusieurs jours pour certaines d'entres elles, afin de rendre visite a leurs filles le temps d'un week-end, de voir ce que leurs enfants sont devenus depuis tout ce temps, comment est l'Institut... C'est en effet dur d'imaginer, pour nous en Occident, qui vivons au rythme des technologies modernes, mais les familles ont laisse partir leurs filles a l'Institut, il y a plus de trois mois, sans aucun moyen de les contacter, de savoir si elles etaient bien arrivees, comment se passait leur formation, etc.

Pour les filles aussi c'est difficile de vivre loin de leur famille, en se pliant sept jours sur sept a la discipline de l'Institut... Meme si elles respirent toutes la joie de vivre, il y a des moments de blues...

C'est donc avec une grande joie que tout le monde se preparaient a la venue des parents... Les filles se sont mutuellement decore les pieds et les mains pendant des heures... Certaines d'entres elles sont vraiment particulierement douees !

Cependant, certaines stagiaires viennent de villages vraiment isoles et leurs parents n'ont pas pu se deplacer... Et d'autres pensaient que leurs familles viendraient mais elles ne sont pas venues... Bref, c'etait tres difficile de partager la joie de certaines et la tristesse des autres, qui pleuraient des heures durant et refusaient de manger... tout cela dans une espece d'excitation generalisee... Comment trouver les mots pour consoler une telle tristesse, quand on ne est aussi nul que moi en hindi ?

Le "body language" est heureusement particulierement efficace en matiere de sentiments... Essayer de donner aux filles l'affection et surtout les encouragements qui leur manquent... Voila ce que j'ai essaye de faire...

J'ai aussi passe beaucoup de temps dans la cuisine, a faire des centaines et des centaines de chapatis, car tous les parents vivaient a l'Institut avec nous, et les deux uicinieres se retoruvaioents a cuisiner pour 300 personnes... Sachant qu'il a plu, ce qui est plutot rare et qui tombait tres mal car les solar cooker etaient inutilisables...

J'ai aussi essaye de faire de la baguette, cuite a l'energie solaire, car la directrice de l'Institut voulait que j'apprenne a sa jeune "maid" a faire du pain francais... C'etait un vrai fiasco, tout le monde a bien rigole en imaginant que les francais mangeaient cet espece de pate a moitie crue et brulee tous les jours !

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Mercredi 7 février 2007

 

Voila un extrait tres inspirant du discours d'investiture de Nelson Mandela en 1994.

Je pense que chacun de nous peut y trouver une certaine inspiration !

Une amie vient de me le renvoyer et comme a chaque fois, cela me rappelle a mes propres craintes et me donne envie de me surpasser...

 

"Notre peur la plus profonde n'est pas que nous ne soyons pas à la hauteur, notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au-delà de toute limite.

C'est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraye le plus. Nous nous posons la question : qui suis-je, moi, pour être brillant, radieux, talentueux et merveilleux ? En fait, qui êtes-vous pour ne pas l'être ?

Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre, vivre petit ne rend pas service au monde. L'illumination n'est pas de vous rétrécir pour éviter d?insécuriser les autres.

Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous.
Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus, elle est en chacun de nous et en laissant briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même.

En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres."

 


Nelson MANDELA

Extrait du discours d'investiture à la présidence en 1994.


 

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Mercredi 7 février 2007

Voila quelques photos de mon activite matinale : la confection de batiks !!!

Ca peut paraitre un peu surprenant de passer 4 heures par jour sur une activite artisanale dans le cadre d'un stage de Sciences-Po, mais j'avoue que je ne m'en plains pas...

Juste pour vous donner une petite idee quant aux differentes etapes qu'implique la confection d'un seul batik (c'est super long) :

-Il faut d'abord preparer le tissu, coudre les ourlets et tout le tralala... (En general on produit des draps, taies d'oreillers et rideaux) ;

-Ensuite on dessine a la craie l'ensemble des decorations... On utilise souvent quelques pochoirs qui sont un peu la marque de fabrique de l'Institut Barli, avec des oiseaux et des fleurs... A partir de cela on est plutot libre de creer d'autres decorations autour ;

-Ensuite on fait chauffer de la cire naturelle a l'aide des solar cookers, que l'on applique sur les tissus, en suivant les decorations pre-dessinees... et tout cela a l'aide de gros pinceaux confectionnes a partir des cheveux des stagiaires... Pas mal hein ?

-La prochaine etape, et la coloration du tissu : Pour cela on melange plein de produits chimiques, j'ai capte quelques noms en passant (sodium, acide...) mais la plupart sont en hindi, donc je me contente de peser ce que l'on me montre du doigt...

Donc on prepare dexu solutions, l'une de couleur plutot jaunatre, dans laquelle on fait tremper le tissu, et l'une de la couleur choisie pour la coloration... Et ca c'est la partie la plus sportive, parce que l'on est penche pendant deux heures au-dessus d'une grande bassine, a tremper et secouer les tissus...

A cause de cela, j'ai les pieds colores en permanence, aujourd'hui c'etait la couleur bleue, et apres trois lavages j'ai toujours les memes pieds de shtroumphs...

-Voila la premiere couleur appliquee... On laisse secher les tissus une nuit ewt on applique le lendemain d'autres couleurs, a l'aide d'un gros pinceaux...

Voila !!! Vous pouvez passer commande aupres de moi si vous voulez des draps ou rideaux, je vous laisse le choix des couleurs ! L'ensemble vous coutera 500 Roupies, soit environ 8 euros...

 Voila pour terminer une petite photo de ma complice de batiks, Tchandamai... C'est un petit bout de femme vraiment extra, on communique ensemble comme on peut, car elle parle tres peu anglais... Mais on rigole beaucoup quand meme !

 

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Mardi 6 février 2007

 

La vie est pleine de contrastes, qui nous sautent particulierement aux yeux, et notamment dans les pays en developpement ou richesse et extreme pauvrete se cotoient au quotidien...

Pour ma part, le contraste le plus difficile a vivre et celui qui m'habite en ce moment : environnement paisible et apparente tranquilite, je suis ma petite routine et apprecie les relations harmonieuses avec les gens qui m'entourent... Pourtan, je nourris au fond de moi une certaine frustration et je fulmine de ne pas pouvoir communiquer avec la directrice de l'organisation dans laquelle je travaille...

La communication orale n'etant pas evidente, j'ai tente aujourd'hui de passer par l'ecrit, en envoyant un rapport via e-mail a la personne concernee...

C'est un peu bete quand on pense que nos bureaux sont a quelques metres l'un de l'autre...

En parallele de cela, je suis entouree de personnes adorables, super joyeuses et reconfortantes... Voila une photo de Krishna, une jeune fille qui a suivi la formation a Barli il y a 3 ans. Elle est maintenant aide-menage chez la directrice de l'Institut et poursuit en parallele des etudes secondaires a Indore... Elle a 18 ans.

 

Hier soir, les stagiaires lui ont magnifiquement decore les bras au henne, je voulais vous en faire profiter...

 

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Dimanche 4 février 2007

 

Raviwaar signifie dimanche en hindi...

Raviwaar, c'est aussi notre day off à l'Institut, on a la chance de pouvoir sortir, enfin jusqu'à 22h seulement, car la règle est bien stricte ici, si on est pas de retour à 22h à l'Institut, on se retrouve face aux portes closes et l'on est instantanément transformées en citrouille... Brrr je ne préfère même pas y penser !

Afin de profiter au maximum de cette journée, je me lève tôt (de toute facon, les stagiaires viennent frapper à ma porte dès 6h), prend le temps de lire et de méditer un peu...

A 9h, comme chaque jour, je vais prendre le petit déjeuner sur le toit, tchaï et poha (variété de riz, super bon) aux épices...

Ensuite, à 10h je donne un coup de main pour des classes d'éducation morale, qui accueillent des enfants de 5 à 12 ans environ... Nous chantons, jouons et discutons (je leur parle en anglais et demande aux plus avances de traduire en hindi) autour de principes moraux universels, tels que l'unite dans la diversite, le respect et la tolerance, la perseverance, le courage, l'importance du travail, qui constitue une vraie richesse et - quand il est dirige vers le service a l'humanite - est egalement considere comme un acte d'adoration... Bref, c'est toujours un moment tres joyeux pour les enfants, qui sont ravis de se retrouver et de jouer ensemble, et sont egalement tres senseibles a tous ce qu'on leur enseigne...

Ensuite, nous sortons avec les autres volontaires... Je suis entouree de filles donc forcemment, direction le Beauty Parlor, salon de beaute... Les filles se font massees, epileesettuttiquanti,je trouve cachouette mais suis unpeu geneede profiter de tout cela dans un pays comme l'Inde ! Devrions-nous profiter inconsciemment de notre pouvoir d'achatoccidentaletnous rassurer en nous disant "j'injecte de l'argent dans l'economie d'un pays pauvre"? Pour moi ca n'est pas si evident... Je suis encore extrement sensible auxextremes de richesse et de pauvrete cotoyes ici...

Bref,je doisavouer que je me suisquand meme laissee tenter par la somptueuse piscine d'unhotel5etoiles, dans lequelsnous sommes entrees en douce cet apres-midi... Il ya une foule de personnel dans chaque etablissement ici,maisilsne semblent pas etre au courant de rien du tout... Ce qui tourne parfois a notre interet... Cette piscine etait immense ! waouah!!!

Je suis donc ravie de mon raviwaar...et vous souhaite a tous le meilleur, dans vos pays respectifs !!!

Namaste les amis! Je pense a vous...

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Mercredi 31 janvier 2007

Je continue dans ma lancée de photos... Il s'agit toujours de Mandu, le joli village auquel nous sommes allés dimanche dernier...

Après avoir ainsi bien conclu la semaine dernière, nous avons commencé celle-ci dans la même dynamique... Ce n'est pas évident de découvrir un pays à son rythme, lorsque l'on vit avec d'autres volontaires ! Je les adore tous, mais j'ai du mal à trouver mon équilibre... Les filles ont une envie folle de sortir, lundi soir nous avons failli voir un conert de pop indienne (malheureusement on est arrivé à 20h et tout était déjà terminé...surprenant!) puis enchaîné avec une tentative de sortie en boîte dans un hôtel super classe, mais nous nous sommes faits refouler car seuls les couples sont autorisés à entrer dans cette boîte... or nous étions 7 filles et 2 gars... encore raté !

 

Hier soir, nous sommes allés manger chez deux jeunes volontaires anglais, qui partait aujourd'hui faire du tourisme près de Delhi, puis au Pakistan, puis retour en Angleterre... Ils venaient de faire 5 mois de volontariat à Indore. L'un construisait des fours à énergie solaire à l'Institut Barli, l'autre donnait des cours à des enfants sourds et muets... Ca n'a pas été facile pour ce dernier, essayez seulement d'imaginer qu'il n'y a aucun langage unifié en Inde pour les malentendants... Même à Indore il y a plusieurs langages différents... Les sourds et muets sont donc completement marginalisés ici. Ca a donc été dur pour Tom', comment se rendre utile en partant de rien, quand on sait que l'on n'a pas le pouvoir de changer les choses... Mais c'est toujours une expérience très enrichissante, qui nous ouvre l'esprit et le coeur !

Enfin, pour ma part, je trouve mon bonheur ici dans les relations avec les jeunes filles en formation à l'Institut ! Elles sont tellement chaleureuses et pleines de joie de vivre ! J'admire également beaucoup leurs talents divers et variés. Elles vous tatouent les mains et les pieds au henné en 15 minutes... La plupart d'entre elles sont aussi douées pour les massages. Hier soir, une des jeunes filles, Krishna, qui a quitté sa famille à 16 ans (8 soeurs et 2 frères) pour suivre la formation à l'Institut, puis a été embauchée par la directrice comme aide ménage, ce qui lui permet en même temps de poursuivre des études au secondaire... donc cette jeune fille m'a demandée de dormir avec elle dans la maison de Janak, la directrice, qui est absente pour quelques jours... Je l'ai aidée dans son travail quotidien et elle m'a fait un super massage à la fin de la soirée...

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Lundi 29 janvier 2007

 

J'ai malheureusement beaucoup de mal à mettre des photos en ligne, il y a pourtant tellement de choses magnifiques que je voudrais partager avec vous!!!

J'essaye donc de mettre quelques photos en vrac...

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Lundi 29 janvier 2007

 

Wouhou ! Ca y est je l'ai fait, je suis enfin sortie d'Indore !

Entendons nous bien, j'aime mon service à l'Institut, mais la ville d'Indore est vraiment la pire de tout le pays (c'est ce que les gens disent...), au bout de 5 minutes de marche dans les rues, mon nez est plein de poussières et je ne préfère même pas connaître l'état de mes poumons...

Sortir d'Indore pour aller à Mandu, à 3 heures de route d'Indore, en charmante compagnie, était une super occasion de retrouver un peu d'énergie!

Nous avons visité ce grand village au milieu de nulle part, qui regorge de vieux palais en ruines et temples anciens... C'etait tres reposant et propice à la méditation...

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Lundi 29 janvier 2007

 

 

Vendredi dernier était une grande fête pour tout le monde ici,

C'est avec un grand respect mêlé à une sorte d'excitation générale que les jeunes filles de l'Institut attendaient la journée de l'indépendance !

Nous nous sommes tous retrouvés sur le toit à 7h30 le matin, les jeunes filles étaient vêtues de leurs plus beaux saris, superbement maquillées avec leur peau décorée au henné... J'etais vraiment impressionnée, je vous assure que les mots sont impuissants à décrire la beauté des jeunes femmes indiennes... C'est un plaisir visuel que de croiser à longueur de journée une multitude de couleurs, portée avec autant d'élégance ! Inutile de vous dire que je me sens bien insignifiante à coté de ces jeunes filles magnifiques, qui affrontent leur destin difficile avec autant de courage et s'apprêtent, de retour de l'Institut, à remettre en cause l'autorité paternelle ou maritale pour trouver la place qu'elles méritent...

Cette journée a été extraordinaire pour moi car j'ai pu discuter avec les stagiaires apprendre à mieux les connaître, jai vraiment senti que le courant passait de mieux en mieux entre nous... J'apprenais le Hindi sur le toit de l'Institut et elles m'entouraient et rigolaient gentiment face à mes maladresses...

 

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Namasté!

Namasté étranger!

Tu as réussi à passer l'épreuve de ce calembour grotesque "Silène Tandoori"... Que ta route soit parsemée de pétales de lotus fraîchement détachés alors que tu pénètres dans ce modeste blog.

Tu as deviné que mon nom était Silène. Si tu es khâgneux, pas de blagues satyriques, STP, je n'ai rien d'un affreux, et, qui plus est, je ne suis pas les voies de Dyonisos, because je crois que sans alcool la fête est plus folle.

Trêves de bavardages.

Le Madhya Pradesh, c'est où? En Inde! Je te vois déjà en train de remuer tes lèvres de Hanuman ambulant pour me demander d'un air ahuri "Où ça en Inde?". Et bien je t'ai mâché le travail! Regarde un peu la jolie carte:



Impressionant n'est-ce pas?

Que vais-je y faire? Tout simplement un stage d'une durée indéterminée (j'ai un visa pour 6 mois, autant le rentabiliser), dans les parages d'Indore, une ville dans... le Madhya Pradesh. "Stage?" Et oui, je vais travailler pour le développement local au sein d'une ONG de petite taille, appelée "Barli", qui intervient afin de former des femmes issue d'un environnement rural -alphabétisation, hygiène, artisanat ...

Mon rôle dans tout ça? Je vais le découvrir en même temps que toi.

Stay tuned...

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