Mercredi 7 mars 2007

 

 

« Je me vois comme un étranger dans un pays, un allogène parmi un peuple. Mais toute la terre est ma patrie et la famille humaine est ma tribu. Car j’ai vu que l’homme est faible et divisé contre lui-même. Et la terre est étroite, et dans sa folie, elle se découpe en royaumes et principautés. »

 

Khalil Gibran, Une larme et un sourire

 

 

L’expérience de chaque être humain en découvrant un pays tel que l’Inde est sans doute très différente et personnelle. Selon la nature et le but de sa visite bien sûr, selon également l’image de soi et de ses propres insuffisances, que nous renvoie la multitude de situations d’injustices économiques et sociales, dont tout visiteur est le témoin malgré lui.

 

Je me souviens du témoignage émouvant de mon dernier employeur, dans le restaurant parisien où je travaillais avant mon départ, dont l’expérience en Inde avait été la plus éprouvante de toute sa vie. S’il est d’ordinaire impossible d’adorer et d’exécrer quelque chose simultanément,  l’Inde – terre de contrastes si prononcés - est sûrement le lieu où cela devient presque possible…

 

Ma situation n’a rien de difficile en soi et l’environnement de l’ONG dans laquelle je travaille m’offre sans doute le meilleur des traditions indiennes, en m’aidant à oublier le pire ! Tout n’est pas rose bien sûr et la vie des gens ici est bien loin de celle des personnages de Bollywood ! Oui, les amies indiennes avec qui je vis ont seulement 25-30 ans mais ont déjà été mariées et forcées de fuir un mari violent. Oui, certaines des stagiaires à l’Institut souffrent de polio mais n’ont jamais reçu aucun soin particulier et se déplacent à l’aide d’un simple morceau de bois pour les plus chanceuses, ou en se traînant parterre pour les autres (pas de fauteuil roulant dans les villages). Oui, la plupart de ces jeunes filles ont 16-20 ans et vont devoir épouser dans quelques mois un homme qu’elles n’ont jamais rencontré.  Mais les unes comme les autres font preuve d’un courage et d’une détermination exemplaire, et je n’ai aucun doute sur la capacité de ces jeunes femmes des villages,  à devenir des volontaires et agent de changement social au sein de leurs communautés rurales et tribales !

 

Quant à mon propre sentiment d’impuissance par rapport à certaines choses, je le gère tant bien que mal depuis le début, il me renvoie tout simplement à mes faiblesses d’être humain ! Mais après m’être inutilement torturée pendant un mois et demi, j’arrive aujourd’hui à accepter ce que je suis et à reconnaître le fait que chacun n’est responsable en dernier ressort que de sa propre vie. J’agis donc à mon niveau et essaye d’apporter de la joie à toutes ces femmes merveilleuses qui m’entourent, je ne donne pas d’argent aux enfants vivant dans ma rue, que je croise quotidiennement, mais les salue avec amour et essaye de les faire rire, etc.

 

J’aime beaucoup l’écrit de Khalil Gibran cité ci-dessus, c’est exactement ce que je ressens ici, où je ne me suis pas sentie une seule fois « étrangère » ! Baha’u’llah l’a aussi dit clairement, il y a un siècle et demi, dans un contexte pourtant si différent de celui qu’offre la  globalisation aujourd’hui :

 

 

« La Terre n’est qu’un seul pays, et tous les hommes en sont les citoyens. »

 

 

 

Demain, jeudi 8 mars, aura lieu la journée internationale de la femme. Nous la célébrons depuis deux jours déjà à l’Institut, au moyen d’un séminaire de trois jours sur de nombreux thèmes reliés aux femmes, tels que l’importance que l’éducation des femmes deviennent une priorité, qu’elles aient accès aux soins, etc. Bref, que la pleine égalité entre femmes et hommes soit réalisée à tous les niveaux !

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Lundi 5 mars 2007

« Holi festival ye bilkul paagal hai! Muhje bahut pasand hai ! »

 

 

 

(le festival de Holi est complètement fou, j’adore ça ! dans mon mauvais hindi comme d’habitude…)

 

Hier, dimanche 4 mars, était la journée de célébration de « Holi », une fête hindou pleine de gaieté, bien connue sous le nom de « festival des couleurs », qui célèbre la victoire du bien sur le mal !

 

 

En bref, tout le monde est encouragé durant cette journée à aller vers ses voisins, amis et tout autre passant - sans distinction de classe sociale ni de caste – et à les asperger d’eau et de poudre colorée… Cela encourage la mixité sociale, la sociabilité, l’amitié au-delà des habituelles discriminations… C’est aussi un moyen de se purifier de toutes ses mauvaises actions et pensées. Un peu étrange comme catharsis pour nos regards occidentaux, mais tellement chouette en vérité !

 

 

Enfin, pour connaître la signification religieuse et historique de cette journée, il vous faudra repasser (car la plupart des hindous autour de moi ne la connaissent pas), maaf kijiye (désolé)… J Tout ce que je sais, est que Holi vient à la fin de l’hiver au cours du mois de Phalgun (la date change donc d’année en année pour notre calendrier grégorien). Et pour la petite histoire…

 

 

Il était une fois un roi du nom de Hiranyakashyapu, empreint d’orgueil et de pouvoir, qui voulait être appelé « dieu » par ses semblables… Mais son propre fils, Prahlad, refusa de se plier à cela, car il était un croyant dévoué à Lord Vishnu.

On le fit asseoir sur les genoux de sa tante Holika qui, selon les rumeurs, ne pouvait pas être brûlée par le feu. Un bûcher fut allumé, et Prahlad et Holika placés au centre de celui-ci.

 

 

Et… vous devinez ce qui arriva ?

 

 

Holika fut réduite en cendres alors que Prahlad restait quant à lui indemne, sans même aucune trace de brûlure ! Prahlad avait été sauvé par Lord Vishnu (Holika ne méritait quant à elle apparemment pas d’être sauvée) ! Et c’est pourquoi la plupart des gens allument des feux, la veille de Holi festival.

 

 

Mais maintenant, un peu moins tragique, voilà mon expérience de Holi festival !

 

 

Tout a en fait plutôt mal commencé : J’avais entendu dire la veille que le festival aurait lieu le dimanche de 7h à 12h environ et nous nous apprêtions donc à sortir de bonne heure avec Sophie, une amie volontaire québécoise. Nous rêvions de vivre ce festival depuis bien longtemps, et d’autant plus après avoir vu le film « Water » (film magnifique sur la situation des veuves en Inde au moment de l’indépendance, il était nominé aux oscars cette année, je vous le conseille vivement si vous ne l’avez pas encore vu !). Nous avions bien lu dans notre Lonely Planet toutes les précautions d’usage pour les jeunes filles étrangères lors de cette journée où les hommes boivent avec excès et consomment beaucoup de bhang (ce qui n’a bien sûr rien à voir avec l’hindouisme !), mais notre envie de découvrir ce festival était plus forte que notre raison !

 

 

Malheureusement, sur notre chemin, nous croisons la directrice de l’ONG qui nous demandent de retourner à l’Institut et de ne pas mettre le pied dehors de la journée, pour des raisons de sécurité… Nous avions à peine eut le temps d’apercevoir quelques personnes bariolées, errant dans les rues étrangement désertes, qu’il nous fallait déjà rentrer ! Par dépit, je retourne travailler au bureau, un dimanche, mon seul jour de congé hebdomadaire…

 

 

Heureusement, je croise au sein de l’Institut une bande de gamins adorables qui se jettent sur moi et me colorent le visage ! Sweet children ! Mais la journée n’est pas encore terminée, et Vijayshree, ma colocataire, m’attend devant notre chambre et se jette sur moi avec une bassine d’eau… S’ensuit une bataille acharnée de plusieurs heures avec les autres volontaires, à laquelle nous mêlons peu à peu le staff indien de l’ONG et toutes les jeunes stagiaires qui ont le malheur de passer par là… Ca fait tellement du bien de se relâcher un peu après une semaine plutôt sous pression ! Le clou final de notre bataille de couleurs, après trois heures de combat acharné, se termine sur le toit de l’Institut… Nous préparons des grandes bassines pleines d’eau et de couleurs et attendons patiemment que les jeunes filles terminent leurs cours (oui, elles ont cours 7 jours sur 7 les pauvres !), depuis le toit, nous les aspergeons sans pitié, créant la panique et l’euphorie générale dans la cour de l’Institut.

 

 

Fatale erreur, erreur fatale, nous avons maintenant 80 jeunes filles sans pitié à nos trousses ! Nous subissons donc avec résignation la vengeance des filles et recevons des dizaines de litre d’eau et de couleurs…

 

 

Dans la soirée, j’ai enfin réussi à me débarrasser de mes couleurs (pas si facile quant on se lave seulement avec un seau d’eau) et je mange avec ma collègue de batik Tchandamaï (qui est une super cuisinière !) et elle ne peut pas s’empêcher de me colorer à son tour ! Cette fois, ce ne sont pas des colorants chimiques mais du jus de betteraves et du cumin ! Je termine le repas pleine de jaune et de rouge… Cette fête est vraiment drôle, si drôle que même les chrétiens et baha’is autour de moi s’en donnent à cœur joie, ce n’est plus tant une question de coutumes religieuses que d’humour et d’amitié partagés !

 

 

Nous terminons la soirée autour d’un bon café à l’extérieur… et nous amusons de croiser tous types de gens, aux visages encore colorés ou bien rouge sang à force de s’être frotté pour faire partir la couleur. Mais ces poudres colorées ne partent pas toutes facilement et certains businessmen auront sûrement l’air bien fin en arrivant au boulot demain matin !

 

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Samedi 3 mars 2007

 

 

 

 

(J’adore danser !? )

 

 

Mon hindi est toujours aussi mauvais, mais je voulais juste partager avec vous certains moments vraiment extra que j’ai la chance de vivre avec les jeunes filles des villages ici... Elles sont tellement belles et pleines de joie de vivre !

 

Hier soir, je rentrais à l’Institut vers 21h pour donner un cours d’anglais à certaines des stagiaires, et voilà que je les trouvent toutes attroupées devant les bâtiments de l’Institut, en train de chanter et danser des danses traditionnelles de leurs villages. Essayez d’imaginer 80 jeunes filles, vêtues de leur punjabi (longue tunique, pantalon et foulard assortis) colorés, en train de danser et de chanter en cœur, sous les étoiles…

  Je me joins à elles avec entrain et provoque le rire de certaines d’entre elles, ainsi que d’un groupe d’hommes qui nous observent (ils sont venus des villages voisins, participer à un atelier de formation à l’utilisation l’énergie solaire). Elles, pleines de grâce et de féminité, et moi qui les imitent maladroitement et fais un peu exprès de faire n’importe quoi, histoire de rajouter au comique de situation… On est si bien ensemble, en toute simplicité…

 

« Ye admi acchi nahi hai… »

(ces hommes ne sont pas bien… toujours dans mon mauvais hindi)

 

Nous rigolons ensemble en discutant du groupe d’hommes qui se tient un peu plus loin et nous observe, et notamment de quelques jeunes allemands aux longs cheveux blonds genre « Brice de Nice »… C’est fou comme la présence des hommes (à l’exception des membres du staff qui font parti de la « famille ») est perturbatrice dans un tel environnement. Nous sommes habituées à vivre entre filles dans notre petit univers harmonieux et à chaque fois qu’un groupe d’hommes entre à l’Institut, cela rompt le charme !

Certaines filles restent dans l’obscurité et ne veulent pas danser à cause de cette présence…

 

J’avoue que j’ai moi aussi hâte qu’ils s’en aillent, car depuis leur arrivée à l’Institut, nous devons passer des heures en cuisine à préparer leur repas et ils sont bien sûr servis en premier, avant les jeunes filles qui n’osent pas s’approcher de la salle à manger tant qu’ils sont là… Bref, c’est toute une histoire ! Même dans une organisation progressiste comme l’Institut Barli, certaines coutumes ont vraiment besoin d’évoluer !

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Samedi 3 mars 2007

Qui est la belle, qui est la bête ?

 

 

 

C’est vraiment tordant lorsqu’on découvre l’Inde, de croiser tous ces animaux dans les rues :

 

 

Chiens faméliques, quémandant un chapati devant une échoppe ; chèvres gambadant gaiement sur les ordures ; vaches sacrées allongées royalement en plein milieu de la route ; cochons sauvages hideux en train de fouiller dans les déchets et de mastiquer faute de mieux des bouts de plastique ; chameaux élancés au milieu du trafic, conduits par des enfants de groupes nomades; chevaux et éléphants maquillés de toutes les couleurs pour célébrer un mariage… Quand on s’éloigne un peu de la ville d’Indore, on peut même croiser des petits singes… Et Indore, je ne vous décris que mon horizon limitée à une petite ville industrielle !

 

 

En même temps ça me crève le cœur de voir ces bêtes si mal en point à chaque fois ! Je réfrène mes sentiments car les gens autour de moi ne comprendraient peut-être pas… Peut-on s’attendrir sur le sort des animaux dans un pays où près de 45% de la population souffrent de malnutrition ?

 

 

C’est pourquoi j’ai été agréablement surprise il y a quelques temps de rencontrer  par hasard un groupe de jeunes militants pour la protection des animaux, au sein d’une petite ONG… Enfin, je ne les ai pas vraiment rencontrés par hasard, ils m’ont pris en stop un soir, avec une idée bien précise en tête, alors que j’essayais de trouver un rickshaw pour rentrer à l’Institut. J’ai été un peu trop enthousiaste sûrement, lorsqu’ils m’ont expliqué ce qu’ils faisaient, car depuis ils ne cessent de me harceler !

 

 

J’ai reçu des tonnes de coups de fils – auxquels je ne répond plus – et des invitations, ils m’attendent devant le marché à midi, bref… un peu envahissant les amis des animaux ! La plus virulente d’entre eux s’est introduite plusieurs fois dans l’Institut, pour essayer de me retrouver et de me convaincre de m’engager dans leur organisation, ce qui m’a attiré les foudres de la direction…

 

 

C’est dur dur à chaque fois de faire comprendre que ma couleur de peau n’est pas synonyme de richesse, de sentir que l’on attire l’attention des gens, sans que ce soit pour les raisons que l’on voudrait… C’est dur aussi de promouvoir des idéaux de justice sociale, d’expliquer que l’on travaille pour le développement de la condition des jeunes femmes d’origine rurale et tribale, lorsque nos interlocuteurs – qu’ils soient journalistes, étudiants, travailleurs sociaux… - sont plus préoccupés par notre origine occidentale que par la cause que l’on veut promouvoir !

J’ai rencontré un journaliste très ouvert hier soir, chez une amie, il est éditorialiste d’une presse locale et veut publier des articles sur notre travail au sein de l’Institut Barli, pourvu que ce soir pour de bonnes raisons cette fois !

 

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Mercredi 28 février 2007

Est-ce bien l’heure du bilan ?

 

 

Cela fait seulement un mois et demi que je suis en stage à l’Institut Barli. Il me reste donc trois mois de volontariat, ce qui est à la fois si peu et si long !

 

 

Mais si mon service en tant que volontaire ne fait que commencer, je ne peux m’empêcher cependant de dresser des bilans en permanence, dans ma tête… J’ai besoin de repenser les raisons de ma venue ici, de remettre en cause ce que je fais, de questionner autant que faire se peut le fonctionnement de cette organisation aux principes si intéressants, mais aux méthodes si peu cohérentes avec ces mêmes principes…

 

 

Le fait de prendre du recul et de me remettre en cause m’aide à évoluer, cela m’aide aussi à concentrer mes pensées sur le positif, alors que tellement de choses sont négatives autour de moi… !

 

 

Très honnêtement, je ne peux même pas me permettre de décrire certaines choses se déroulant au sein de l’ONG, parce qu’elles sont trop graves pour être prises à la légère et colportées dans un blog, ne serait-ce même que par respect pour les nombreuses personnes qui travaillent d’arrache-pied dans l’organisation… Je peux seulement évoquer mon sentiment d’impuissance face à l’ampleur de certains dysfonctionnements et le bafouement des droits humains, dont je suis quotidiennement témoin.

 

 

Une fois franchis les murs de l’Institut, ce même sentiment d’impuissance m’assaille de plus belle. A quelques mètres de l’ONG, une dizaine de petits chiots abandonnés sur un tas de détritus dépérissent dans l’indifférence quasi-générale… Ils sont si mignons et si petits, je dois me forcer à détourner le regard pour continuer mon chemin.

 

 

Je croise alors une bande de gamins en haillons, assis sur le trottoir - ce même trottoir que j’évite depuis le premier jour où j’ai remarqué que les hommes urinaient dessus en permanence, je préfère encore marcher au milieu du trafic – une petite fille tient dans ses bras un tout petit bébé à moitié nu. Les voir vivre au milieu de la poussière et de la pollution ambiante (je viens de lire qu’il y avait chaque année en Inde près de 260 000 morts prématurées dues à la pollution) et fouiller les tas de détritus qui jonchent les routes, me retourne le cœur. Toujours ce même sentiment d’impuissance…

 

 

Enfin, je ne veux pas vous donner une fausse impression ! Il y a par ailleurs énormément de positif dans l’expérience que j’ai la grande chance de vivre ici ! J’aime ma routine, quelque part : réveillée à l’aurore par les cris des jeunes filles qui partent travailler dans le champ,  boire mon  thé au soleil de bon matin, faire des batiks avec mon amie Tchandamaï, m’efforcer d’avancer  dans mon travail de recherche et d’étude du modèle de développement qu’offre l’institut, donner la classe d’anglais aux jeunes filles le soir…

 

 

Je tisse des relations très particulières avec les femmes qui m’entourent, j’apprend à dépasser mes limites, mais à les accepter aussi… Je trouve mon utilité en aidant et soutenant comme je le peux les autres membres de l’organisation. J’essaye de ne pas être trop affectée par les dysfonctionnements internes de l’organisation, car il y a trop à faire, je ne veux pas gaspiller mon énergie à pleurer sur les problèmes qui m’entourent ! Mais je craque aussi de temps en  temps, assez souvent en ce moment, et les trois prochains mois me semblent alors insurmontables !

 

 

Comme j’aimerais avoir le même courage que les femmes qui m’entourent ! La plupart sont venues travailler à l’Institut après avoir fuit un mari violent. Tchandamaï, avec qui je travaille le matin, a presque été brûlée vivante par son mari et a dû fuir Bhopal afin de lui échapper. Et pourtant, elle accompli tellement de choses, passent des heures chaque jour à expliquer aux jeunes stagiaires à l’Institut quel rôle elles doivent jouer, en tant que femmes et mères, pour que la société change… Bref, je suis entourée de femmes qui sont des modèles de courage et de dévouement à la cause féminine ! C’est si inspirant !

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Dimanche 25 février 2007

 

 

J’aime à penser que la meilleure façon de découvrir une culture est sa cuisine, et que ce serait un crime de ne pas essayer tous ces plats si parfumés et épicés qui m’étaient encore complètement inconnus il y a un mois : Le « Royal Tandoori » de Grenoble – dans lequel j’ai passé de si bons moments avec Ben - est déjà complètement détrôné par les petits boui-boui d’Indore ! Si tu arrives à mettre de côté tes préjugés et à fermer les yeux sur les traces de gras au bord de ton verre de tchaï, la cuisine indienne est vraiment merveilleuse… et tellement pleine de diversité ! Les recettes varient d’une ville à l’autre, le mariage des épices et du sucré-salé est à tomber !

 

 

Les premiers plats que j’ai découvert étaient ceux de l’Institut : poha épicés et masala chaï pour bien commencer la journée, riz, chapatis et dhal (sauce aux lentilles, bien épicée) à midi, sabzi (légumes) et riz le soir… Ca peut paraître un peu répétitif pour certains de manger tous les jours la même chose, mais quand on est une étudiante de base habituée à manger des pâtes midi et soir… Ca passe très bien !

 

 

 

 

 

 

Je dois avouer par ailleurs, qu’étant par nature assez compulsive avec la nourriture, j’adore essayer les nouvelles choses que je rencontre en me baladant… Ca me sera peut-être fatal un jour, mais pour le moment j’ai de la chance… A part quelques crampes de temps en temps, je m’en tire très bien (à la différence des autres volontaires qui sont toutes régulièrement malades, sans vraiment savoir pourquoi…), mes neuf mois d’immersion au Cameroun et au Tchad m’auraient-ils immunisé ? J’avoue avoir bu par erreur l’eau du robinet plusieurs fois, en confondant ma bouteille d’eau filtrée avec celle de ma room-mate indienne ! A chaque fois je m’endormais en priant pour me réveiller le lendemain… Et tout s’est bien passé !

 

 

Donc pour en revenir à la cuisine : les plats indiens que l’on connaît en France ( poulet tandoori, naan, dhal…) sont surtout des spécialités de l’état du Punjab, dont beaucoup de nos restaurateurs indiens en France sont originaires… (dans le Lonely Planet, il est expliqué que des millions de Punjabis ont quitté le pays au moment de la partition Inde/Pakistan et se sont installés à l’étranger, propageant ainsi leur cuisine que l’on appelle « indienne » »…).

De même, le curry n’est pas spécialement indien, c’est juste un mot inventé par les colons britanniques pour désigner les épices indiennes en général. Ici les mélanges d’épices (« masala ») varient d’un lieu à l’autre et d’un cuisiner à l’autre et ça n’a rien à voir avec notre curry… Je crois que tout cela est inimitable, mais j’apprend quand même à cuisiner, pour vous en faire profiter au retour !

 

 

Un autre de mes crush a été pour les petites pâtisseries indiennes, pleine de sucre et de gras, de toutes les couleurs et saveurs… C’est la tradition ici d’en offrir lors des mariages, anniversaires et autres occasions spéciales… Mais pour moi, anthropologue du goût (grosse gourmande en d’autres mots), toutes les occasions sont bonnes, j’en ai même trouvé des « Sugar Free » hier, juste pour me déculpabiliser un peu !!!

 

 

 

 

Mais il faut avouer que les indiens, hommes et femmes, ont généralement une morphologie très fine et surtout, ils ont d’autres choses beaucoup plus importantes à penser et ne s’inquiète donc pas pour leur poids (ils ont bien raison !)… Cependant, après un mois d’observation, j’ai remarquer qu’au delà de leur fine silhouette, la plupart des indiens (surtout les classes moyennes et supérieures, bien sûr) – à partir de la trentaine/quarantaine je dirais – commence à avoir un gros ventre tout flasque (il faut bien que les chapatis s’accumulent quelque part ?)…

 

 

Bref, je vous ramènerai un échantillon de toutes ces saveurs à mon retour… Promis ! Et d’ici là, je vais essayer de ne pas trop grossir pour rentrer dans ma robe de mariée en août ! J

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Dimanche 25 février 2007

 

 

 

 

Nous discutions religions hier soir chez une amie, autour d’un bon Masala Chaï  Il y avait dans notre petit cercle, des hindous, des baha’is et des athées… Un ami hindou venait de dire qu’il y avait des dizaine de milliers de dieux différents adorés en Inde, et nous discutions du besoin éventuel d’une religion universelle, pour unir tous les hommes…

 

 

Vicky, une amie baha’ie américaine, nous a alors demandé à tous de fermer les yeux et d’essayer de pointer le nord avec notre doigt. Nous avons tous essayé de trouver le nord et ouvert nos yeux, pour découvrir en riant que nous pointions tous une direction différente… Sans s’appesantir sur la nullité de notre sens de l’orientation, nous avons compris en discutant que si nous sommes tous différents et que chacun a une façon très personnelle de vivre sa spiritualité, nous avons cependant besoin d’une orientation, d’un but commun et de principes nous permettant d’accomplir ce but tous ensemble, en d’autres mots : d’une religion universelle… Grâce à cela, nous pouvons conjuguer nos forces et transformer le monde…

 

 

Cela m’a fait penser très fortement à la multitude d’ONG crées dans les années 90s-2000, qui se débattent un peu partout sur la planète… La plupart d’entre elles sont bourrées de bonnes intentions et mènent des projets ambitieux et innovants, mais sont en même temps conscientes de l’immensité de la tâche et de leurs moyens limités… Chacune sont des gouttes d’eau mais peinent à se rassembler en un océan… Ici encore, je ressens ce besoin d’une foi universelle nous permettant de conjuguer nos efforts et de réaliser l’unité dans la diversité…

 

 

Qu’en pensez-vous ?

 

 

Je suis bien consciente que s’il est facile de discuter de sujets spirituels et religieux en Inde, ou la plupart des gens vivent au rythme de leurs prières et festivals et (selon mon impression) nourrissent pour la plupart une certaine crainte de Dieu, ça n’est pas pareil en France et qu’une telle discussion comme avions hier soir n’aurais pas fait consensus !

 

 

 

 

Sans parler seulement de religion, le concept de développement a lui-même de nombreuses définitions différentes. Si l’on faisait un rapide sondage entre nous, chacun offrirait probablement une vision différente…

 

 

Pour certains, il s’agit du progrès des conditions matérielles, pour d’autres de la pleine réalisation du potentiel de l’être humain, pour d’autres encore, du progrès en termes de santé et de bien-être des peuples…

Selon les théories (que je n’ai malheureusement plus en tête, c’est fou comme on oublie vite ses cours de Sciences-Po !), le développement peut correspondre à la pleine efficacité des marchés, lorsque la fameuse « main invisible » d’Adam Smith permet l’ajustement de l’offre et de la demande, réduisant ainsi la pauvreté et les inégalités… Mais nous voyions bien à quoi peut conduire le libéralisme dans les faits ! Et l’élévation générale du niveau de vie dans nos pays occidentaux n’a  apparemment pas conduit à une société plus harmonieuse, si on considère notre niveau de violence et de criminalité, de divorce et autre crise de la famille, de dépression et autres nombreuse maladies dues au stress et à notre mode de vie…

 

 

Comment comprenez-vous cela ?

 

 

Certains en concluent que les solutions matérielles sont complètement inadaptées à la hausse des inégalités dans la distribution des ressources mondiales, aux guerres, famine et crises sanitaires sans précédent dans l’histoire de l’humanité que nous avons connu au vingtième siècle... Quel que soit notre point de vue, et le mien est sûrement très naïf et peu approfondi, la question du développement est complexe et nécessite la coopération et participation de tous, riches et pauvres, technologiquement avancés et mois avancés : Il s’agit de repenser nos comportements et systèmes de valeurs, qui guident notre vision du développement économique et social… Et la clé réside selon moi dans un principe simple et complexe : l’Unité dans la Diversité !

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Jeudi 22 février 2007

Mon premier mariage à la Bollywood !

 

 

 

 

J’ai rencontré dimanche dernier, chez une amie américaine, une voisine adorable, dont le fils se mariait deux jours plus tard (mardi)… Afin d’attirer les bénédictions sur les jeunes mariés, la famille a tenu à inviter toute la petite bande de volontaires occidentales en service à Barli…

Inutile de vous dire que nous étions toutes super excitées à l’idée d’assister à notre premier mariage traditionnel hindou !

 

 

 

Le mariage (mariage arrangé et non « d’amour », mais les deux se connaissaient un peu, ce qui est déjà pas mal) a duré deux jours (c’est parfois plus long), avec une première journée consacrée à l’échange d’alliance et à la prière. Cette première journée est beaucoup plus intime et nous n’y étions pas conviée… Par contre, nous avons eu la chance de participer à la deuxième journée ! Nous sommes arrivées vers 18h30 – après le travail – chez la famille du fiancé, pour la cérémonie pendant laquelle la famille revêt le jeune homme d’une couronne en argent. Une prière est chantée par un prêtre hindou, jusque là le ton est très solennel… Puis le père de famille commence à secouer des épaules et à chanter, et toute la famille le suit, en dansant de façon enjouée, sur la musique traditionnelle jouée par l’orchestre ambulant qui attend devant la porte…

 

 

 

Pendant toute cette première partie, j’étais assise parterre,  (à force de laisser ma place aux nouveaux entrants, je me suis presque retrouvée sur les genoux du futur marié !) vraiment charmant le monsieur, malgré son air très sérieux ! Je me sentais un peu déplacée, moi qui ne connaissait personne, dissimulant mes mains et pieds pleins de peinture à cause du travail derrière mon beau sari en soie, rouge et or. La mère du marié me demande tout fort comment je trouve son fils, en Hindi. Je répond en rougissant, avec les quelques mots que je connais qu’il est splendide (« Bahut sundar hai ! ») et il est en vérité bien élégant avec sa tenue brodée et son turban rouge !

 

 

 

Tout le monde sort de la maison en dansant, je les suis, complètement émerveillée par cette joie partagée avec autant de grâce et d’humour ! Un cheval – lui aussi revêtu de broderies multicolores, le pauvre – attend le futur marié, qui monte dessus et prend un enfant dans ses bras. L’orchestre les précède et tout le monde suit derrière, en dansant de façon super drôle, comme possédé par la musique, je me sens vraiment en plein milieu d’un Bollywood !

 

 

 

Tout le monde monte ensuite dans des voitures pour aller jusqu’à l’hôtel Sayagi, le plus classe d’Indore, ou le mariage va effectivement avoir lieu…Nous n’avons pas encore rencontré la future mariée, qui attend chez elle, avec sa famille… Nous retrouvons tout le monde devant l’hôtel Sayagi, c’est la folie car 4 mariages ont lieu en même temps dans l’hôtel, la rue est bondée ! Je ne sais plus lequel mariage est le mien mais finis quand même par retrouver notre orchestre et notre marié, toujours perché sur son cheval ! Il me reconnaît et me fait des petits signes de la main... Là encore, nous progressons doucement vers l’entrée principale, en dansant ! Tout le monde bouge de façon complètement déjantée au rythme des percussions et j’essaie de suivre le rythme, secouant des épaules en imitant les magnifiques indiennes autour de moi…

 

 

 

En même temps, je constate les larmes aux yeux que nous sommes entourés de jeunes enfants et de femmes âgées, qui encadrent le cortège, portant sur leur tête de lourdes lanternes électriques multicolores… Les bras de la petite fille à côté de moi – elle doit à peine avoir 7 ou 8 ans - tremblent sous le poids de la charge… Je me tourne vers Sholeh, une volontaire suédoise de 40 ans qui vient d’arriver en Inde : Elle aussi a vu la petite fille et je la vois essuyer discrètement ses larmes.

 

 

 

Je ne sais plus penser ! Je me fraie un chemin jusqu’à la terrasse surplombant l’hôtel, ou se déroule la fête, il doit bien y avoir 500 invités… La déco est somptueuse, le banquet immense, avec toutes sortes de nourritures indienne, chinoise, continentale, je ne sais plus où donner de la tête… Je dois repartir à 10h à l’Institut car la directrice de l’ONG étant absente, je dors chez elle… Bref, il me reste 30 minutes pour manger, prendre des photos… Et d’un coup, une de mes amies fait un malaise et s’évanouit au milieu de la foule. Rien de grave, mais je dois vite partir, avant même d’avoir enfin rencontré la future mariée… alors que je raccompagne mon amie malade, la porte de l’ascenseur s’ouvre et je me retrouve nez à nez avec la jeune mariée, dans sa magnifique tenue rouge brodée d’or, recouverte de bijoux et de henné… elle est magnifique mais garde ses yeux fixés sur le sol, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’elle n’a pas l’air très heureuse ! Anyway, ça ne veut pas dire grand chose ici car c’est également une tradition ici que la mariée est l’air intimidée et contraint !

 

 

 

Nous quittons le magnifique hôtel pour rentrer à l’Institut, le mariage ne commencera pas avant 2h et je regrette de manquer la suite… Mais quelque part, je ne suis pas mécontente de retrouver le calme et l’obscurité de l’Institut pour repenser à tout ça.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Lundi 19 février 2007

 

Je me suis lancee hier soir a porter un sari, pour la premiere fois... C'etait  toute une histoire pour l'enfiler, car les jeunes stagiaires de l'Institut etaient toutes autour de moi, a se disputer pour savoir quelle etait la meilleur facon de l'enrouler ! Moi qui n'y connaissait strictement rien, j'etais juste contente, quelque soit le drappage... Les filles ont ensuite tenue a me maquiller, a ce que je porte un bindi et un faux anneau dans le nez, ce qui n'etait pas vraiment necessaire car j'ai deja un piercing... Bref, elles sont tellement adorables ces filles, on a bien ri, c'etait un bon moment !

 

Parcontre, j'avoue preferer mille fois porter un punjabi qu'un sari, j'ai toujours peur que ca tombe car je suis incapable de le reajuster... Et c'est biensur ce qui est arrive (ceux qui me connaissent bien connaissent aussi ma grande capacite a me payer la honte) ! Nous etions donc dans un ptit restaurant plutot classieux, au sommet d'une tour d'ou l'on pouvait contempler Indore.

On avait choisi cette endroit pour faire une surprise a une amie canadienne dont c'etait l'anniversaire... J'essayais d'expliquer au gerant qu'il devait eteindre toutes les lumieres et les rallumer seulement lorsque l'amie entrerait dans le resto et que l'on crierait "surpriiiise" ! Et la, allez savoir comment, mon sari s'est decroche...

Je l'ai remis comme je pouvais, de facon totalement ridicule et j'ai fait comme si de rien n'etait pendant toute la soiree... Apres tout, c'est ca l'avantage d'etre une etrangere dans un lointain pays, nooon ? On peut avoir l'air ridicule sans aucune consequence, c'est tellement bien... Ca m'a un peu rappelle le Cameroun et les nombreuses fois ou mon pagne s'est decroche, me laissant en situation delicate en plein milieu des qurtiers populaires de Doula..

 

 

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Mercredi 14 février 2007

 

Un couple d'anglais en voyage en Inde pour leur lune de miel a atteriy a l'Institut il y a une semaine, un peu par hasard... Su' est indienne et Caroll est un pur irlandais, ils vivent a Londres... et ils parlent Hindi !!! C'etait un plaisir de les rencontrer et de partager ces quelques jours avec eux !

Hier soir, pour celebrer l'anniversaire de Su', nous avons festoye dans un hotel bien sympathique, et ma plus grande joie a ete de convaincre Tchandamai, la personne avec qui je fais des batiks, de nous accompagner... Elle qui sort si rarement de l'Institut, et surement pas pour aller dans des hotels chicos comme cela !

C'etait aussi une belle occasion de sortir le soir, alors que depuis plusieurs jours, des violences generalisees entre hindous et musulmans a Indore nous empechaient de le faire... Meme hier soir, la ville restee fermee, en grande partie, ce qui est surprenant quand on connait l'agitation habituelle ici... Je n'ai jamais vraiment compris quelles etaient les causes de ces violences, il parait que ca arive assez souvent...

On s'est donc fait discret hier soir, aller-retour de l'ONG a l'hotel en rickshaw (j'ai trouve le rickshaw super bien decore, avec les ptits rideaux...), histoire de ne pas attirer l'attention...

C'est surprenant, les journaux locaux parlent tres peu de ce genre de phenomenes... C'est vraiment drole en fait de lire la presse locale, j'ai appris ce matin par exemple qu'un leopard rodait dans la ville et attaquait les vaches sacrees... Brrrr !

Bien avous chers blogueurs, n'hesitez pas a me laisser un message !!!

Par Silène - Publié dans : Carnet de Route
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Namasté!

Namasté étranger!

Tu as réussi à passer l'épreuve de ce calembour grotesque "Silène Tandoori"... Que ta route soit parsemée de pétales de lotus fraîchement détachés alors que tu pénètres dans ce modeste blog.

Tu as deviné que mon nom était Silène. Si tu es khâgneux, pas de blagues satyriques, STP, je n'ai rien d'un affreux, et, qui plus est, je ne suis pas les voies de Dyonisos, because je crois que sans alcool la fête est plus folle.

Trêves de bavardages.

Le Madhya Pradesh, c'est où? En Inde! Je te vois déjà en train de remuer tes lèvres de Hanuman ambulant pour me demander d'un air ahuri "Où ça en Inde?". Et bien je t'ai mâché le travail! Regarde un peu la jolie carte:



Impressionant n'est-ce pas?

Que vais-je y faire? Tout simplement un stage d'une durée indéterminée (j'ai un visa pour 6 mois, autant le rentabiliser), dans les parages d'Indore, une ville dans... le Madhya Pradesh. "Stage?" Et oui, je vais travailler pour le développement local au sein d'une ONG de petite taille, appelée "Barli", qui intervient afin de former des femmes issue d'un environnement rural -alphabétisation, hygiène, artisanat ...

Mon rôle dans tout ça? Je vais le découvrir en même temps que toi.

Stay tuned...

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